20 millions de personnes en 2030
L’objectif ambitieux du Pacte Bleu est de protéger 20 millions de personnes dans le monde contre l’eau et de leur donner accès à de l’eau propre en quantité suffisante d’ici 2030. Il s’agit du programme international des 21 offices néerlandais de l’eau et des ministères des Affaires étrangères et des Infrastructures et de la Gestion de l’eau. L’Autorité de l’eau Amstel, Gooi & Vecht (AGV) participe également au programme avec cinq projets dans quatre pays. Le programme Blue Deal contribue à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable : des objectifs mondiaux de développement durable. Le Pacte Bleu a débuté en 2018 et s’étend jusqu’en 2030.
Jour 1 : Collaboration interculturelle
Pendant les deux premiers jours, des délégations d’Argentine, du Burkina Faso, de Colombie, d’eSwatini, d’Éthiopie, du Ghana, d’Indonésie, du Kenya, du Mozambique, des territoires palestiniens, du Pérou, de la Roumanie, du Vietnam et de l’Afrique du Sud se sont réunies à l’Amstel Boathouse, près du siège de Waternet.
L’orateur principal de la journée était le commissaire de Delta, Peter Glas. Il a fait une présentation sur la gestion de l’eau aux Pays-Bas. Pour les délégations internationales, ce modèle néerlandais est certainement quelque chose dont elles veulent s’inspirer. Glas a également abordé les défis auxquels les Pays-Bas sont confrontés, tels que la nécessité de retenir l’eau plutôt que de la drainer : « Nous passons du drainage à la rétention. » Il existe plusieurs domaines dans lesquels les Pays-Bas peuvent apprendre d’autres pays. La journée s’est terminée par une session sur la « Collaboration entre les cultures », car c’est en fin de compte l’objectif du Pacte Bleu : collaborer avec différents pays et différentes cultures. Parfois, cela signifie s’adapter l’un à l’autre. Est-ce une mauvaise chose ? Le shérif Aligbeh, représentant Culture-Inc., l’organisation qui dispense la formation, ne le pense pas. « Un caméléon adapte également ses couleurs à l’environnement, mais cela change-t-il son noyau ? »
Jour 2 : Apprendre les uns des autres
Cette journée s’est concentrée sur six ateliers sur des sujets qui jouent un rôle important dans le cadre du Pacte Bleu. Les thèmes de la séance comprenaient la tarification de l’eau, la gestion de la sécurité de l’eau, la participation des parties prenantes, la gestion des eaux usées urbaines, les solutions fondées sur la nature et la surveillance intelligente. Ces thématiques sont également abordées tout au long de l’année au sein du Pacte Bleu à travers les Communautés de Pratique. Les participants de tous les partenariats ont pu prendre part à ces sessions.
Jour 3 : La gestion de l’eau en pratique
Le dernier jour du congrès, les délégations ont eu l’occasion de voir la gestion de l’eau aux Pays-Bas en pratique. Les participants pouvaient choisir des excursions dans l’un de ces endroits : le Markermeerdijken, le Zandmotor ou l’Amsterdamse Waterleidingduinen.
Frank Smits, hydrologue chez Waternet, qui a fait visiter l’Amsterdamse Waterleidingduinen, a expliqué : « Lors de la construction des villes, les gens ont toujours cherché des moyens de s’approvisionner en eau. » Il a d’abord fait une présentation sur le fonctionnement réel de la gestion de l’eau aux Pays-Bas. Cette journée n’était pas tant une question de gouvernance, comme les participants l’avaient déjà appris lundi, mais de la manière dont les Pays-Bas gèrent la sécurité de l’eau et la fourniture d’eau en quantité suffisante depuis leur création.
Les questions ont clairement montré les défis auxquels les pays eux-mêmes sont confrontés. Un participant de l’Éthiopie a demandé comment les Pays-Bas concluaient des accords avec les autres pays qui partagent les mêmes fleuves en amont. Un autre participant a demandé qui détermine la profondeur à laquelle les eaux souterraines peuvent être pompées, par exemple par les agriculteurs, et comment la réglementation et l’application de la loi fonctionnent à cet égard. Ils se sont également enquis de la manière dont la pollution de l’eau est évitée.
Bien que les Amsterdamse Waterleidingduinen soient principalement destinés à l’eau potable, les participants peuvent encore apprendre beaucoup d’eux pour leur travail. Par exemple, ils ont appris la purification en utilisant des sources naturelles telles que les dunes. Et comment la gestion de l’eau et la conservation de la nature peuvent être combinées efficacement, comme le montre l’Amsterdamse Waterleidingduinen. Le garde forestier Alfons Daniëls l’a dit si bien : « Si nous prenons soin de la nature, la nature prendra soin de nous. » De plus, dans d’autres pays, l’eau potable et la gestion de l’eau ne sont pas toujours séparées.
Les autres groupes ont visité deux projets liés à la sécurité aquatique : le Markermeerdijken et le Zandmotor.
Le congrès s’est clôturé de manière festive par un dîner et de la musique interprétée par le groupe Waternet « Low Pressure », qui avait répété de la musique des pays participants, spécialement pour cette occasion. Les délégués ont fait preuve d’un grand enthousiasme et de mouvements de danse impressionnants !