Dans le cadre du projet Eau, Clé du Développement Durable (ECDD) de World Waternet, SNV et Faso Koom, le consortium s’est associé à l’ONEA, le service d’eau potable du Burkina Faso. Ils ont créé des forages et installé des bornes-fontaines pour fournir de l’eau potable aux personnes déplacées à l’intérieur du pays dans les quartiers informels de Boassa et Wapassi.
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Accès à l’eau potable pour les quartiers informels au Burkina Faso
Le taux d’accès à l’eau potable au Burkina Faso est estimé à 76 % aujourd’hui, contre 68 % en 2005. Cependant, il existe des disparités à l’échelle du pays selon que l’on vit en zone urbaine ou rurale. Dans les villes, le taux d’accès est d’environ 93 %, tandis qu’en zone rurale, il est inférieur à 70 %.
La ville de Kaya, ancienne capitale du royaume de Boussouma, située dans la province du Sanmatenga et la région Centre-Nord, dispose actuellement d’un réseau d’approvisionnement en eau potable construit par l’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), qui n’est plus en mesure de fournir de l’eau potable aux 46 000 habitants de la ville. Le secteur 1 de la ville, le plus défavorisé, compte au total 10 655 habitants, dont 52 % de femmes et 42 % d’enfants et d’adolescents. Le manque de disponibilité de l’eau potable provoque de nombreuses maladies liées à l’eau liées à la consommation d’eau de surface, ou encore des puits à ciel ouvert traditionnels pollués ou contaminés.
Pendant la saison sèche, les distances parcourues par les femmes pour aller chercher de l’eau varient entre 10 et 12 km aller-retour, n’obtenant souvent que 20 litres d’eau potable. Le reste de l’année, le temps d’attente varie de 4 à 6 heures sur les quelques forages ou puits existants, ce qui limite considérablement la disponibilité pour développer d’autres activités, notamment économiques.
Pour contribuer à la résolution de cette difficulté liée au manque d’eau potable, le projet Eau, CLE pour le Développement Durable (ECDD) mis en œuvre par World Waternet et SNV, grâce à l’appui financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso, a financé la réalisation de trois forages de production pour l’ONEA. A travers cette action, il vise à renforcer l’approvisionnement en eau dans les capitales provinciales et régionales, en accueillant au moins 15 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et ce en collaboration avec l’ONEA.
Par ailleurs, cinq bornes-fontaines et plus de 20 toilettes ont été réhabilitées dans les bidonvilles de Boassa et Wapassi situés dans le 7ème arrondissement de la ville de Ouagadougou.
Écoutons maintenant les personnes qui en bénéficient réellement !
La réhabilitation de ces bornes-fontaines est vraiment bénéfique pour moi. Cela me permet maintenant d’économiser de l’énergie et de l’argent car je n’ai plus à réparer mon vélo tous les jours comme je le faisais auparavant à cause du poids des bidons d’eau que je devais charger. C’est vraiment une épine de moins dans notre pied que ce projet est venu enlever de nos pieds et de nos familles, et nous ne pourrons jamais assez vous remercier pour cette action. Aujourd’hui, grâce à ce projet, je n’ai plus à faire 6 kilomètres par jour pour aller chercher de l’eau, car j’ai de l’eau potable tout près de chez moi.
Je suis vraiment content et je le dis à tous ceux qui veulent l’entendre. Grâce à la réhabilitation des bornes-fontaines, ma famille et moi n’avons plus d’infections urinaires, de maux d’estomac et de diarrhée. J’utilise cette eau comme eau potable, pour cuisiner et même pour me laver. Avant, je faisais près de 10 kilomètres pour aller chercher de l’eau pour ma maison et moi, mais maintenant je suis soulagée. Je m’efforce de mettre en pratique les conseils que vous nous avez donnés lors de la session de sensibilisation sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement en mars dernier. Je me suis acheté de nouveaux récipients propres avec des couvercles et dans ces récipients que mon eau converse pour plus de propreté"